lundi 2 juillet 2007

"Ne pouvant maîtriser cet événement, feignons d'en être l'instigateur."



La démarche de "fondation" énoncée à Tours a échappé au pire : engager un nouveau processus de cessession affaiblissant encore la mouvance écologiste pour courir après des lapins magiques. Le risque est cependant devant nous car le raidissement des uns et des autres est encore possible.

Le choix de Yann Werlhing, de Dominique Voynet, de Bruno Rebelle de s'y rendre était de bonne politique. Il va dans le sens de l'efficacité et du dialogue.

La décision, minimaliste, de construire une association qui soit une sorte de forum hors partis ne disposant pas de statuts trop élaborés ou d'un manifeste verrouillé, offre une certaine plasticité utile pour l'avenir.

S'en tenir écarté serait une erreur. Pourquoi pas ? Pourquoi ne pas nourrir la machine ? si cette structure assez informelle était capable de créer un appel d'air. dans le pire des cas elle deviendrait un doublon allégé du parti des verts, à la durée de vie limitée.
Cela vaudrait mieux que de la laisser dériver comme un radeau emportant son équipage vers des horizons incertains, mené par l'orgueil ou l'entêtement.

Pourquoi ne pas engager le processus d'évolution du parti des verts au travers d'une association dans laquelle les militants seraient amenés à entendre les attentes des militants associatifs et à y apporter les réponses appropriées ?

Puisque Tours n'a pas souhaité être une bastille, gardons nous du rejet qui porterait le sceau d'une nouvelle confrontation et gardons nous d'en faire le siège.

Bien au contraire, toutes les composantes vertes ont intérêt à se joindre à l'initiative, qui pour l'heure a surtout attiré des militants verts, en une troupe modeste.

Acceptons le pari de sortir du cadre rithmé par les échéances internes du parti et voyons ce qu'il pourrait en sortir.

"Ne pouvant maîtriser cet événement, feignons d'en être l'instigateur."

Soyons-en, sans machiavelisme, le temps des affrontement internes est révolu, si nous souhaitons sortir de l'immobilisme. Somme toute, cette démarche prolonge le dialogue engagé par Yann Werlhing avec toutes les composantes écologistes, pourquoi s'en plaindre ?

Pour l'heure la priorité est que le parti des verts reprenne position sur la scène politique, nous ne devons pas témoigner de faiblesse en vis a vis d'un Parti socialiste déboussolé. Contrairement au reste de la gauche, nos idées fondamentales n'ont pas été ébranlées, bien au contraire.

Alors affirmons notre présence sans nous perdre en rixes sur la stratégie.

Ce constat de réalisme ne doit pas nous faire oublier les faiblesses de la démarche tourangelle et d'y réfléchir :

  • - rien ne permet de penser aujourd'hui que les composantes qui hier, à la veille de l'election présidentielle ont écarté l'idée d'un candidat unique de l'écologie soient prêtes à accepter plus encore : l'auto-dissolution au profit d'une structure où elles n'auraient qu'un poids minoritaire. D'autant que plusieurs ont déja fait leur choix au sein du Modem.
  • - pour laisser le projet murir, les questions qui fachent sont restées dans un état incertain et elle le sont par la force des choses car ni le centre, ni le reste de la gauche n'offrent de certitudes. On batit sur du sable et on achète des alliances à crédit.
  • - l'échéance de décembre 2007 pour refonder les statuts du nouveau parti est normale du point de vue de la démocratie mais bien trop éloignée du point de vue de l'action politique. C'est dés le mois de septembre que le parti des verts doit témoigner de son souci de changer son fonctionnement interne et probablement dés le mois d'août que ses élus nationaux auront à engager une véritable communication maitrisée, affirmant la présence des écologistes politiques, notamment face aux ambiguités du "grenelle de l'environnement".

Le vent n'empêche pas la terre de tourner. laissons la terre tourner et naviguons avec le vent, nous n'irons pas plus loin que l'horizon ... "Horizons Ecologie", cela va de soit.













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