Les Verts, à la croisé des chemins
L'élection présidentielle marque un tournant pour les verts.
Les electeurs n'ont pas suivi la stratégie identitaire imposée par les militants.
Décidément non, avec beaucoup de gentillesse, ils nous expliquaient qu'ils avaient envie de voter pour nous mais qu'ils ne voulaient pas prendre le risque de faire perdre la gauche.
Dominique Voynet et avec elle la plupart des responsables du parti ont accusé la pression socialistes pour le vote utile, le brouillage Hulot-Bové.
Cette analyse est fausse. Utile pour réconforter les militants déstabilisés mais fausse et dangereuse car l'appareil tout entier risque de se replier sur lui-même et de s'enfermer dans une stratègie groupusculaire et suicidaire, celle justement qui vient de nous conduire au bord du précipice.
Avant même que les socialistes n'engagent franchement la campagne pour le vote utile, Dominique Voynet était à un niveau bas dans les sondages. Le brouillage Hulot-Bové a été réel. Mais il traduisait déja le fait que les Verts ne parvenaient pas a cristalliser un rassemblement autour d'eux alors même que les enjeux écologistes étaient préoccupants.
Bref nous avions laissé un vide. Nous n'avions a offrir qu'une candidature identitaire tandis qu'une tempête violente s'annonçait : la revanche du 21 avril.
Nos electeurs n'avaient besoin de personne pour faire leur choix. Les militants verts auraient été en mesure de le comprendre par eux-même en temps utile s'ils avaient été un peu à leur écoute.
Malheureusement tout notre fonctionnement interne, hyper-démocratique recentre les enjeux sur l'état d'esprit des militants eux-même et non sur celui de nos électeurs. cela nous met a l'abri de la démagogie mais nous expose à d'autres mots : rigidité intellectuelle, manque de discernement sur les enjeux et leur séquencement dans le temps, psychodrames internes.
Nous nous sommes accrochés à l'idée que les verts ne pouvaient pas ne pas être présents à cette élection et pour ne pas désesperer la base, nous avons ignoré ce qu'il coûterait de faire un mauvais résultat. être présent, Pourquoi pas. mais fallait-il partir seul ?
Nous n'avons jamais manqué d'idées pour expliquer notre difference, avec Hulot, avec Lepage, avec Bové. Bien. Etait-ce l'enjeu ? Rassembler, peser sont les maitres mots de l'election présidentielle.
Nous avons argumenté que Ségolène Royal ne risquait rien. mais alors cela voulait dire que nous ne courrions que pour la portion congrue. Ni pour gagner. Ni pour faire perdre.
Etait-ce l'enjeu pour nous ?
Nous voulions partir seul et mobiliser "notre" camp. nous voulions cependant negocier un programme, un groupe parlementaire, la proportionnelle avec le PS tout en garantissant notre soutien inconditionnel contre la droite au second tour.
Les electeurs n'ont pas suivi la stratégie identitaire imposée par les militants.
Décidément non, avec beaucoup de gentillesse, ils nous expliquaient qu'ils avaient envie de voter pour nous mais qu'ils ne voulaient pas prendre le risque de faire perdre la gauche.
Dominique Voynet et avec elle la plupart des responsables du parti ont accusé la pression socialistes pour le vote utile, le brouillage Hulot-Bové.
Cette analyse est fausse. Utile pour réconforter les militants déstabilisés mais fausse et dangereuse car l'appareil tout entier risque de se replier sur lui-même et de s'enfermer dans une stratègie groupusculaire et suicidaire, celle justement qui vient de nous conduire au bord du précipice.
Avant même que les socialistes n'engagent franchement la campagne pour le vote utile, Dominique Voynet était à un niveau bas dans les sondages. Le brouillage Hulot-Bové a été réel. Mais il traduisait déja le fait que les Verts ne parvenaient pas a cristalliser un rassemblement autour d'eux alors même que les enjeux écologistes étaient préoccupants.
Bref nous avions laissé un vide. Nous n'avions a offrir qu'une candidature identitaire tandis qu'une tempête violente s'annonçait : la revanche du 21 avril.
Nos electeurs n'avaient besoin de personne pour faire leur choix. Les militants verts auraient été en mesure de le comprendre par eux-même en temps utile s'ils avaient été un peu à leur écoute.
Malheureusement tout notre fonctionnement interne, hyper-démocratique recentre les enjeux sur l'état d'esprit des militants eux-même et non sur celui de nos électeurs. cela nous met a l'abri de la démagogie mais nous expose à d'autres mots : rigidité intellectuelle, manque de discernement sur les enjeux et leur séquencement dans le temps, psychodrames internes.
Nous nous sommes accrochés à l'idée que les verts ne pouvaient pas ne pas être présents à cette élection et pour ne pas désesperer la base, nous avons ignoré ce qu'il coûterait de faire un mauvais résultat. être présent, Pourquoi pas. mais fallait-il partir seul ?
Nous n'avons jamais manqué d'idées pour expliquer notre difference, avec Hulot, avec Lepage, avec Bové. Bien. Etait-ce l'enjeu ? Rassembler, peser sont les maitres mots de l'election présidentielle.
Nous avons argumenté que Ségolène Royal ne risquait rien. mais alors cela voulait dire que nous ne courrions que pour la portion congrue. Ni pour gagner. Ni pour faire perdre.
Etait-ce l'enjeu pour nous ?
Nous voulions partir seul et mobiliser "notre" camp. nous voulions cependant negocier un programme, un groupe parlementaire, la proportionnelle avec le PS tout en garantissant notre soutien inconditionnel contre la droite au second tour.
Nous nous sommes fait plaisir, comme on boit jusqu'à vomir. Saurons nous tirer partie de cette gueule de bois electorale ?
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