samedi 24 mars 2007

Pourquoi ce "blog" ?

Ayatollah Vert !
Longtemps, à droite, mais pas exclusivement, on s'est plu a caricaturer les écologistes en les qualifiant de la sorte : des Ayatollahs Verts ! semant leurs mots d'ordre tel des fatwas, signe ultime de l'intolérance.
Ayatollah Vert !
ce sont ces même "fatwas" qu'aujourd'hui, a droite comme a gauche, on s'efforce de "recycler" en tentant de faire oublier combien on les a raillé par le passé.
Nos nouveaux experts es écologie se dépêchent d'ajouter, tel un certain candidat aux elections présidentielles que l'écologie ne doit pas être une idéologie. Non, pour celui la et quelques trous du cul, l'écologie est seulement un marché électoral ou l'on vient picorer les quelques voix qui pourraient manquer les jours de disette statistique.
Ayatollah Vert !
j'ai donc choisi d'assumer l'insulte, la caricature et l'odieuse calomnie de l'expression pour écrire ces lettres ou parfois les reproduire car je souhaite , aussi remonter dans le temps pour laisser voir à chacun comment s'élabore la reflexion au sein d'un parti politique écologiste, comment d'opinions communes peut surgir une cohérence intellectuelle : l'écologie politique.
Ayatollah Vert !
Oh certes, un petit Ayatollah Vert de banlieue, derriere ce pseudonyme "greenbox", ne se cache, ni penseur mondain, ni chef de clan, ni activiste redoutable. l'ordinaire du parti des Verts.
Et de fait on y lira aussi, par le petit bout de la lorgnette, sans indulgence les manques, les lacunes de ce parti ayant tout pour réussir et gachant tant d'opportunités.

vestige d'un graphe disparu de 2BK









1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bravo Greenbox, zy'av dechire lui sa mere au trou du cul qui croit encore que la croissance infinie est possible sur une planète aux ressources limitées...
Bref, je trouve que Gilles Clement le dit mieux que moi, et en bon ekologiste je prefere recycler son point de vue que je partage... N'hesitez pas à faire suivre
Resistons ensemble Pour des Verts Utiles à la démocratie ecologique conviviale.

http://www.gillesclement.com/

COMMUNIQUE

Par son vote du 6 mai 2007 la France a choisi le projet qui nous engage
tous dans la mécanique de destruction de la planète :

-où la santé des entreprises prime sur la santé des individus.

-où la population assujettie à la Bourse règle son action sur les
fluctuations du marché.

-où le CO2, coté en Bourse par le biais des droits à polluer, devient une
valeur sûre.

-où la pollution en général est une monnaie d'échange.

-où le développement durable sert de caution aux pratiques non écologiques.

-où l'on instaure le biocarburant issu de cultures dévastatrices,
exigeantes en intrants polluants, constituées de plantes manipulées
génétiquement, excluant la diversité de territoires immenses et monotones,
en laissant entendre qu'il s'agit d'actions respectueuses de
l'environnement.

-où la question du transport et de ses pollutions n'est pas remise en cause.

-où l'option déterministe du dirigeant le plus en vue de ce nouveau
gouvernement conduit à une discrimination systématique ne laissant émerger
que les disciples performants de l'Ordre Marchand.

-où le racisme de société devient une règle discriminatoire ordinaire.

-où la peur instituée renforce la puissance des gardiens de l'Ordre.

-où la France perd son existence, devient une étoile supplémentaire sur le
drapeau étatsunien tandis que disparaît une étoile sur le drapeau de
l'Europe.


Le Jardin Planétaire, pays sans frontière et sans drapeau, sans nécessité
de guerre, armé de la seule volonté des passagers de la Terre, se présente
comme un projet général intéressant le jardin dans sa plus modeste comme
dans sa plus vaste dimension, couvrant l'espace urbain comme l'espace
rural, interpellant le politique dans sa fonction la plus modeste ou la
plus étendue. Il sollicite l'ensemble des acteurs de la société sur le
rôle de chacun pour :

-exploiter la diversité sans la détruire.

-donner à tous les êtres une chance d'avenir selon un processus non
discriminatoire de l'évolution, non déterministe et non arbitrairement
sélectif.

-engager une politique de non accumulation de biens surnuméraires et
polluants.

-développer les énergies douces et autonomes.

-élaborer une mondialisation nouvelle non inféodée à l'Ordre Marchand.

-créer un réseau de projets locaux éclairés par une vision élargie et
tolérante où les constituants naturels et culturels issus du brassage
planétaire dictent les règles d'une économie locale.

-instruire une exploitation biologique du sol, favoriser les complexes
écologiques industriels de recyclage de l'énergie.

-développer des pratiques visant à maintenir ou renforcer la qualité
biologique des substrats : eau, air, sols.

-en toutes circonstances favoriser l'invention de la vie, l'expression de
sa diversité.

-envisager le développement imprédictible du Jardin comme une possible
source de renouvellement et chaque jour s'en étonner.

Considérant le Jardin Planétaire comme l'essentiel de mes préoccupations,
considérant que les actions nécessaires à son émergence ne trouvent aucune
chance d'expression dans le projet de société choisi par la France le 6
mai 2007, refusant de porter ma caution aux agissements du gouvernement en
place, je décide d'orienter mes interventions, mes efforts et toute mon
énergie à la mise à bien du projet Jardin Planétaire, en écartant de mon
champ d'action ce pays qui est le mien, pour un temps que je souhaite
court.

En conséquence j'annule la totalité des engagements pris auprès des
services publics et privés sur le territoire français à l'exception des
instances officielles ou non officielles où, de façon avérée, s'établit la
résistance .

Gilles Clément

La Vallée le 7 mai 2007

RESISTANCE: espace partagé par un ensemble volontaire où se rejoignent et
s'organisent les tenants d'un projet politique et social. La résistance
fonde les bases d'une histoire à venir où se joue l'équilibre des sociétés
humaines et des milieux dans lesquels elle évolue et dont elle tire
constamment parti. Pour les êtres rejetés dans l'ombre elle offre une
plage de lumière, une perspective, un territoire mental d'espérance.

Le Rayol le 9 mai 2007